Une petite biographie pour commencer.

Une petite biographie pour commencer.
Gilles Duarte, de son vrai nom, est né le 21 mai 1972 à Paris.
Il passe son enfance à sarcelles en Banlieue parisienne. L'école ne lui réussit pas trop et ce qu'il préfère, c'est le breakdance. Il s'entraîne dans les sous sols de parkings. Mais très vite, l'adolescent se consacre au Hip Hop.
Il crée avec Passi en 1991 le collectif Ministère AMER.
Avec son compère, ils sortent « Pourquoi tant de haine » et se font remarquer des autorités par leurs textes violents et agressifs.

Mais Stomy Bugsy retourne vite vers une carrière solo.
Il sort en 1996 un mini album intitulé « Le prince des lascars » produit par doctor L.
Mais c'est son album « Le calibre qu'il te faut » qui lui apporte le succès.
Son titre « Mon papa à moi » cartonne et devient un tube.

En 1999, Stomy Bugsy quitte le secteur A et monte son propre label Show Lapins.
Il se lance alors dans la production de jeunes talents. En 2000, Stomy sort « Trop jeune pour mourir » son deuxième album.
On peut le voir également au cinéma dans plusieurs productions comme « 3 zéros » de Fabien Onteniente ou « Le boulet » d'Alain Berberian.
Son quatrième album « 4ème round » sort en 2003.
On a pu le voir également dans « Gomes et Tavares » aux côtés de Titoff.

# Posté le lundi 17 octobre 2005 17:10

Modifié le mardi 05 juin 2007 03:56

L'actualité de Stomy.

Le 12 septembre 2005, Stomy Bugsy est passé dans l'émission d'Ardisson:"Tout le monde en parle", il a lancé un appel au secours dans lequel il dénonce les injustices sociales qu'il y a en France.Voici son discours, émouvant et réaliste, ça vaut le coup de le lire!!!
Et si vous avez la flème, vous pouvez toujours l'écouter en cliquant sur ce lien:
hamed daye


Dans un pays comme la France, des familles nombreuses vivent entassées, dans des pièces insalubres, minuscules avec des cafards, des rats et des souris.
Cer
taines de ces familles sont sur liste d'attente, pour un appartement depuis environ quinze ans. En attendant, chaque instant représente un risque de court-circuit, d'inondations, d'effondrements de murs et j'en passe. Ces familles vivent en permanence dans le danger, et la grande majorité est d'origine d'Afrique noire.
C
omme vous le savez, et l'avez vu je ne vous apprends rien, au cours de ces six derniers mois, une cinquantaine de personnes sont mortes, brûlées ou intoxiquées par les flammes dans trois incendies, dont 36 enfants, sans compter une dizaine de blessés graves, et des familles rescapées complètement traumatisées.
Deux heures après le drame du Boulevard Vincent Auriol, Monsieur Sarkozy se pointe comme une fleur, et ose demander à une rescapée de l'immeuble si les victimes étaient en situation régulière.
M
oins d'une semaine après la catastrastophe, plut que de tout mettre en oeuvre pour restaurer ces taudis pour reloger tout le monde, les forces de l'ordre n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'expulser les familles de deux bâtiments sans proposer de les reloger.
Ah
si ! Ils ont décidé de les parquer dans de minuscules chambres d'tels proches du périphérique. Ils ne sont toujours pas sortis de l'auberge.
Et
tout ça le jour de la rentrée des classes.
Est-cela l'état d' esprit de tout le peuple Français ?
Si c'est comme ça que le gouvernement règle ses problèmes, qu'il ne s'étonne pas de se voir cracher à la face dans les quartiers sensibles.
Je vous rappelle que ces gens sont venus ici en France, terre d'accueil, pour travailler honnêtement et durement.
Je vous rappelle aussi que ces familles payent des loyers, des impôts. Et que la plupart sont en situation régulière.
Et même si elles ne l' étaient pas, en ce temps de catastrophe naturelle, un homme reste un homme avec ou sans papiers.
Aucun d'eux ne mérite qu'on les traite comme des chiens, des sous-hommes ou des citoyens de seconde zone.
Aucune re ne mérite d'être séparée de ses enfants, comme aucun père ne mérite des coups de matraque devant sa famille pour les loger.
J'accuse les propriétaires et les agences immobilières de ne pas vouloir louer leurs appartements aux africains et aux immigrés en genéral.
J'accuse l'Etat de fermer les yeux sur ces réalités.
Mais quoiqu'il en soit, même les yeux bandés et les oreilles bouchées, rien ne pourra vous empêcher de respirer l'odeur des corps calcinés.
Que leurs âmes reposent en Paix.
Des marches silencieuses ont ésuivies en mémoire de toutes ces victimes, c'est bien.
Mais aujourd'hui, ce qu'il faut c'est faire du bruit.

# Posté le lundi 17 octobre 2005 17:18

Modifié le mardi 20 décembre 2005 11:25

Stomy Bugsy soutient Dieudonné contre Fogiel

Alors que France 3 a porté plainte contre X après l'invasion des plateaux d'Onpp, Dieudonné trouve du soutien...
Stomy Bugsy déclare au Parisien : "Dimanche prochain, on ira devant les studios de Fogiel encore une fois pour lui montrer notre mécontentement et lui demander de s'excuser auprès de la communauté noire du monde entier, pour les SMS que son bras droit a falsifiés."
Il ajoute encore : "Ils ont été condamnés et personne n'en parle. J'espère qu'on sera nombreux, on va attendre qu'il s'excuse ou que l'un ou l'autre démissionne."
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# Posté le mardi 18 octobre 2005 02:24

Carrière solo.

Stomy Bugsy commence sa carrière solo en 1996 en sortant son premier album: "Le calibre qu'il te faut"


01.Intro
02.Quand Bugsy dégomme
03.GAV
04.C'est la merde et tu le sais
05.Bouge pour toi
06.La guerre du rap
07.Le prince des lascars
08.Mon papa à moi est un ganster
09.Ho Lé Lé Lé
10.La commissione
11.Mes forces décuplent quand on m'inculpe
12.Même quand je mens c'est vrai !
13.Voilà c'que j't'aurai dit
14.La truelle, la gamelle
15.L'ouvrier
16.Flash d'infos
17.Les balances ne mentent pas
18.Brève évasion
19.J'avance pour ma familia
20.Dernier pas dans la mafia
Carrière solo.
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# Posté le mardi 18 octobre 2005 14:41

Modifié le mardi 05 juin 2007 03:56

02.Quand Bugsy dégomme

02.Quand Bugsy dégomme
Salute, je me joins à vos côtés.
Avec moi, Don, rien ne peut vous arriver.
J'ai été crédibilisé par la "comissione".
On m'avait engagé à dégager le juge Falcone.
Alors que les boss de Parlerme
pleuraient sur leurs épidermes,
même le capo di tutti Cappi.
En cas de problèmes, allo Stomy Bugsy.
Avant de caner un malfrat, j'appelle Bonaserra.
Je vends la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Dès que j'y ai pensé c'est comme si c'était fait.
Et si les blessures avaient une valeur monétaire,
il y a bien longtemps que je serais milliardaire.
Même une grue ne peut lever mon casier judiciaire.
Pro du nettoyage sous vide, corde à piano, mitraillette,
coup de couteau, speed, ou dissout dans l'acide.


Refrain
Quand bugsy dégomme, on ne retrouve plus l'homme.


Mais je dois rester bien avec mes appuis politiques.
Graisser la patte à tous les miens, y compris les flics.
Les cinq familles voient que je brille, gaspille, vrille pour les filles.
C'est mon défaut et ma qualité.
Lucky Luciano me l'avait souvent répété.
L'argent me brûle les doigts,
je le claque comme un couac et moi-même je le vois pas.
Voilà pourquoi par mois j'ai besoin de plusieurs contrats.
Dès qu'un de nous est serré, nos pions sont retirés,
la bourse est menacée, la faillite est annoncée
et les mafieux de toutes les prisons sont acquittés,
et l'argent recoule à flot dans les rues du quartier.
Le Vatican a choisi son camp, mais jusqu'à quand?
J'ai foutu ca à Joey Zaza, trainé Bruno Tatallia,
comme ci, comme ca, plah plah!,
comme de vulgaires lope-sa.


Refrain


Pour moi c'est un jeu, je descend qui je veux,
où je veux, quand je veux.
Les fossoyeurs m'adorent, je leur rapporte de l'or.
Quand Bugsy dégomme,
quelque soit la somme, on ne retrouve plus l'homme,
Je m'intègre dans n'importe quel pègre.
Les Japonais et Chinois n'attendent que moi.
Les Turcs, les Russes s'impatientent.
Il faut que je ruse.
Les cartels colombiens me mangent dans la main.
La première gachette, le tsar du coup de tête.
Le trouble-fête élu gangster de l'année.
Chaque fois nominé, et même quand un conio je dois caner,
je reste stylé, pourtant j'ai toujours voulu être tranquille.
Je ne veux plus d'enterrement, ainsi soit-il.
Unissons nos forces.
Entre l'arbre et l'écorce, ne mettez jamais la main car ma race est ma force.
C'est vrai j'aime faire bella figure, mais c'est dans ma nature.
J'arrête le biz du racket, et la came.
Je garde juste le casino et les femmes.
Mais au moindre coup de crasse, parrain, par un beau matin,
j'enverrais un cadeau par mes hommes de main,
et même par un jour saint, pas de grand pardon.
Je commencerais par la tête de votre étalon.


Refrain
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# Posté le vendredi 21 octobre 2005 16:07

Modifié le vendredi 18 novembre 2005 19:03